Métropole Rouen Normandie

Pavés de mémoire

13 heures 13 minutes ago

La Métropole soutient le projet Pavés de mémoire, qui vise à entretenir le souvenir des victimes du nazisme.

Un pas, puis l’autre, et le laiton d’un pavé, brillant, attire l’œil, c’est un Stolpersteine, un pavé à la mémoire des victimes du nazisme. Les premiers sont posés en ce mois d’octobre 2020 dans la Métropole, à Rouen et Sotteville.

Ces “pierres d’achoppement” ont été conçues dans les années 1990 par l’artiste allemand Gunter Demnig. Il y en a plus de 50 000 en Allemagne, et 25 000 autres dans le reste de l’Europe. Pas de risque de trébucher, mais simplement de se pencher sur le passé. Chaque pavé est gravé : le nom, l’âge et le sort de la victime, devant son dernier domicile, parfois son dernier lieu d’activité.

Transmettre la mémoire

Corinne Bouillot est présidente de l’association Pavés de Mémoire Rouen Métropole, à l’origine du projet, avec cinq autres personnes : Françoise Bottois, Max Kroneck, Katrin Link, Alain Pépin-Karsenty et Karine Winckelvoss. Maître de Conférences en études germaniques à l’Université de Rouen, elle explique : “La mémoire est finalement récente. Si la mémoire de la Shoah est bien installée, peu de villes cultivent la mémoire des familles déportées”.

L’objectif des Stolpersteine, c’est de transmettre cette mémoire, et d’en faire un projet citoyen et éducatif. 500 élèves ont participé l’an passé au projet. Les enseignants mènent avec leurs classes des projets pédagogiques autour des familles de victimes et envisagent des hommages par les élèves au moment des poses ou des cérémonies ultérieures. En 2020, l’association a choisi de rendre hommage à 9 familles victimes de la Shoah avec des enfants mineurs assassinés, vivant à 10 adresses différentes. Ce sont au total 41 pavés qui seront posés avec le soutien de la Métropole Rouen Normandie.

L’association prévoit de poser 38 autres Stolpersteine en 2021. Pour que nous n’oubliions jamais.

Les pavés de mémoire à Rouen Les pavés de mémoire à Sotteville-lès-Rouen

 

Métropole Rouen Normandie

Face à la crise, la Métropole se mobilise pour soutenir les PME, les associations et encourager le télétravail

2 jours 2 heures ago

La Métropole Rouen Normandie travaille sur trois volets de mesures urgentes et prioritaires en faveur des petites entreprises, des associations et du télétravail.

La situation sanitaire dans notre agglomération rouennaise s’est nettement dégradée ces dernières semaines. Les conséquences économiques et sociales de la crise, y compris des mesures de restriction imposées au plan national, se font particulièrement sentir dans certains secteurs (bars/restauration, hôtellerie, événementiel, culture, secteur associatif). C’est pourquoi, après concertation avec l’ensemble des Présidents des Groupes politiques, la Métropole va se mobiliser vite et fort pour soutenir les PME des secteurs les plus touchés, les associations, et encourager le télétravail.

« Nos commerces, nos cafés, bars, PME de l’hôtellerie, restauration, nos associations aussi, sont durement impactées par la crise sanitaire et par les mesures de restriction. Un reconfinement serait un cauchemar absolu. Il est urgent d’agir. La Métropole Rouen Normandie s’est beaucoup mobilisée ces derniers mois pour soutenir ses acteurs économiques. Nous allons amplifier encore notre soutien. Un plan d’urgence, ciblé sur les secteurs les plus touchés et complémentaire des dispositifs d’ores et déjà en place, est à l’étude et va être proposé très prochainement. » ont déclaré Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie, et Abdelkrim Marchani, Vice-président de la Métropole en charge notamment de l’Economie.

Les services de la Métropole Rouen Normandie travaillent d’ores et déjà sur trois volets de mesures urgentes et prioritaires :

-des mesures de soutien aux petites entreprises locales, commerces et artisanat en particulier, dans les secteurs qui souffrent le plus actuellement et qui pourraient ‘décrocher’ totalement en cas de reconfinement : bars, cafés, restaurants, hôtels, entreprises de l’événementiel, du tourisme, de la culture…

-des mesures de soutien aux associations (celles qui ne bénéficient pas d’ores et déjà d’aides de la Métropole Rouen Normandie) qui sont impactées dans les territoires suite aux restrictions imposées ;

-des mesures d’encouragement au télétravail, avec la mise en place d’un ‘kit télétravail’ pour faciliter sa mise en œuvre dans les PME (conseil pour l’organisation du système informatique, aide à l’équipement, conseil au management des ressources humaines en télétravail).

Du côté des services publics, les collectivités et la Métropole Rouen Normandie s’organisent elles aussi pour assurer la continuité du service public : achat supplémentaire de matériel informatique, élargissement des conditions d’exercice du télétravail (pour les métiers qui le permettent). Le nombre d’agents faisant du télétravail à la Métropole Rouen Normandie est ainsi passé de 100 à plus de 500 (sur environ 900 postes ‘télétravaillables’) en l’espace de 8 mois.

Ces mesures sont actuellement à l’étude et seront discutées avec les élus, les communes, les acteurs économiques (en particulier la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie…), les associations.
 

Métropole Rouen Normandie

Festival Terres de Paroles : soyez nature(s) !

3 jours 12 heures ago

Du 2 au 22 octobre, le Festival Terres de Paroles donne rendez-vous à tous les passionnés de littérature.

Le Festival Terre de paroles vous invite à célébrer la littérature. Auteurs, comédiens, éditeurs, artistes, libraires, musiciens, bibliothécaires et illustrateurs se réunissent pour partager leur passion du livre. Cette année, un seul cri de ralliement : soyez nature(s) ! La thématique se décline tout au long du festival, dans plusieurs communes du territoire.

Une lecture animée d'objets marque le début du festival les 2 et 3 octobre au pôle Grammont à Rouen. D'autres expressions artistiques mettent le livre et la lecture à l'honneur : un apéro rencontre-lecture à la salle de la Rotonde à Rouen le 15 à 18h, des ateliers de pratiques artistiques jeune public, à la médiathèque de Maromme -Académie SHED, du 19 au 21... Trois semaines de lectures, découvertes, rencontres, concerts, brunchs, promenades en mots, spectacles et même de fêtes !

Programme complet

Le Festival en famille Des mots et des mômes

Soirée de clôture du Festival

 

 

 

 

 

 

Métropole Rouen Normandie

Covid : la Métropole Rouen Normandie placée en catégorie "alerte renforcée"

3 jours 12 heures ago

Le Préfet de Seine-Maritime a rendu publiques les mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 dans le département et 19 communes de la Métropole. Détail.

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie liée à la Covid-19, le ministre de la Santé Olivier Véran a présenté un nouvelle division du territoire en trois niveaux  : la zone d'alerte, où le « virus circule nettement », la zone d'alerte renforcée, où il « circule très fortement », et la zone d'alerte maximale, où « les conséquences sont déjà lourdes sur le système sanitaire ».

Pour établir le passage d'une zone à une autre, trois critères ont été pris en compte : le taux d'incidence (nouveaux cas) de la maladie dans la population, celui chez les personnes âgées (population la plus vulnérable) et la proportion des malades du Covid dans les services de réanimation.

L'alerte renforcée concerne les zones où le taux d'incidence dépasse les 150 cas pour 100.000 habitants et où le taux d'incidence chez les personnes âgées dépasse le seuil des 50 cas pour 100.000 habitants. La métropole de Rouen fait partie des zones concernées.

En conséquence, le Préfet prend les mesures qui lui semblent adaptées au contexte local, dans un cadre fixé au niveau national.

A compter du samedi 26 septembre

- Dans toutes les communes du département, les évènements de plus de 1 000 personnes sont interdits dans les lieux ouverts au public

La jauge de 1000 personnes ne s’applique qu’aux visiteurs et un contrôle des flux entrants et sortants devra être opéré.

- Dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées ci-dessous, les activités physiques et sportives sont interdites dans les établissements sportifs couverts privés (salles de sport, salles de fitness) comme publics (gymnases par exemple), sauf pour l’accueil :
• Des groupes scolaires et activités sportives participant à la formation universitaire ;
• Des activités parascolaires et toute activité sportive de mineurs ;
• Des sportifs professionnels et de haut niveau ;
• Des formations continues mentionnées à l’article R. 212-1 du code du sport.

Les piscines couvertes sont elles aussi fermées. En revanche, les activités sportives ou physiques de plein air ne sont pas concernées par cette interdiction.

- Par ailleurs, dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées en annexe, la musique amplifiée est interdite sur la voie publique ainsi que dans les bars.

A compter du lundi 28 septembre

Dans toutes les communes du département, les rassemblements à caractère festif et familial (fêtes de famille et entre amis, fêtes locales, soirées étudiantes...) organisés dans un établissement recevant public (ERP) - notamment de type L (salle polyvalente) et CTS (chapiteaux et tentes) - sont limités à 30 personnes.

Pour les autres types de rassemblements organisés dans des ERP, comme les activités associatives ou professionnelles, les organisateurs doivent prévoir un protocole sanitaire strict (port du masque, places assises, distanciation d'un siège entre deux personnes ou groupes de moins de 10 personnes...).

Les buvettes dans les établissements sportifs (ERP de type X) et dans les stades (ERP de type PA) sont fermées, sauf à l’occasion des évènements sportifs professionnels.

Dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées ci-dessous, les rassemblements mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes dans l'espace public (voie publique, parcs et jardins, abords des plans d'eau...) sont interdits, à l'exception:

• des manifestations sur la voie publique citées à l’article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure (manifestations revendicatives) ;
• des rassemblements à caractère professionnel ;
• des services de transport de voyageurs ;
• des établissements recevant du public dans lesquels l’accueil du public est autorisé ;
• des cérémonies funéraires ;
• des visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle ;

Les marchés peuvent accueillir plus de 10 personnes dans leur ensemble dans le strict respect d’un protocole sanitaire et sans regroupement localisé de plus de 10 personnes.

Dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées en annexe, les brocantes et les vide-greniers sont interdits.

Dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées en annexe, les rassemblements à caractère festif et familial organisés dans un établissement recevant public sont interdits.

Dans les 19 communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie listées en annexe, l'heure de fermeture des débits de boissons (bars à ambiance musicale, bars à thème, bars d'hôtel, bars de restaurants...) est fixée à 22h. Dans les autres communes de la Métropole concernées par l’arrêté du 14 septembre 2020, l’heure de fermeture reste fixée à minuit. Cette mesure ne concerne pas les restaurants.

Toutes ces nouvelles mesures seront appliquées pour une durée de quinze jours, soit jusqu'au 10 octobre inclus, et seront réévaluées en fonction de l'évolution épidémiologique.

Le préfet en appelle à la responsabilité de chacun pour respecter ces nouvelles mesures et pour appliquer les mesures barrières en toutes circonstances. En cas de nouvelle dégradation de la situation sanitaire, le préfet pourra être amené à prendre des mesures complémentaires et/ou à étendre le périmètre.

Les communes du coeur de la Métropole Rouen Normandie concernées par les décisions préfectorales sont :

  • Amfreville-la-Mi-Voie
  • Le Mesnil-Esnard
  • Bihorel
  • Le Petit-Quevilly
  • Bonsecours
  • Maromme
  • Bois-Guillaume
  • Mont Saint-Aignan
  • Canteleu
  • Oissel
  • Darnétal
  • Petit-Couronne
  • Déville-lès-Rouen
  • Rouen
  • Grand-Couronne
  • Saint-Étienne-du-Rouvray
  • Le Grand-Quevilly
  • Saint-Léger-du-Bourg-Denis
  • Sotteville-lès-Rouen
Métropole Rouen Normandie

Les maires de Rouen et du Havre ensemble dans la relance écologique de la Vallée de la Seine

1 semaine 3 jours ago

Les Maires de Rouen et du Havre proposent de s’engager ensemble dans la relance écologique de la Vallée de la Seine.

Le gouvernement a annoncé le 3 septembre un plan de relance à hauteur de 100 milliards d’euros, pour faire face à la crise économique et sociale consécutive à la pandémie de COVID-19.

Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie et Maire de Rouen, et Édouard Philippe, Président du Havre Seine Métropole et Maire du Havre, ont adressé un courrier commun au Premier ministre Jean CASTEX pour exprimer leur volonté de mettre en œuvre dès à présent ce plan de relance dans la vallée de la Seine, sur l’Axe Rouen-Le Havre.

Les deux élus Normands proposent au Premier ministre d’engager un travail commun avec le Gouvernement afin d’agir puissamment et concrètement sur les priorités communes aux agglomérations du Havre et de Rouen : « la rénovation énergétique des équipements publics (écoles, gymnases notamment) et des logements, le soutien à une économie circulaire et solidaire (en particulier dans le domaine des énergies marines renouvelables), le développement des mobilités du futur, notamment à partir de l’hydrogène, la transition écologique à travers l’investissement dans les grandes infrastructures ferroviaires, portuaires, maritimes et fluviales en accélérant l’électrification des quais ».

Édouard Philippe et Nicolas Mayer-Rossignol insistent tout particulièrement sur le projet ferroviaire de la Ligne Nouvelle Paris Normandie, proposant au chef du Gouvernement que la LNPN figure au rang des tout premiers projets soutenus dans le cadre du plan de relance.

Avec l’appui de l’État, de l’Union européenne et des autres collectivités locales, les deux élus se disent prêts à s’engager et à engager leurs collectivités respectives afin d’accompagner le financement et la réalisation de ces projets, prioritaires pour la relance écologique de la Vallée de la Seine.

Métropole Rouen Normandie

Le parc naturel urbain le Champ des Bruyères ouvre au public

1 semaine 3 jours ago

L’hippodrome des Bruyères a achevé sa mue. Le nouveau parc naturel urbain du Champ des Bruyères ouvre ses portes au grand public à partir du 19 septembre.

Véritable poumon vert de la Métropole, ce parc d’une surface de 28 hectares offre dorénavant des usages récréatifs tout en abritant des lieux de préservation de la biodiversité. Cet espace de nature en ville, composé de 5000 arbres, s’ouvre ainsi sur une multitude de paysages. Au gré des promenades, chaque visiteur peut découvrir une forêt comestible, un verger conservatoire, une grande pelouse de 2 hectares et une réserve écologique destinée à abriter les espèces les plus remarquables.

Lieu de vie et de découverte, le parc naturel urbain des Bruyères se veut enfin un espace familial où les plus jeunes peuvent profiter de trois aires de jeux de 1000 à 8000 m2 tandis que de nombreux espaces détente permettent également de profiter du cadre aménagé et de s’immerger dans une nature préservée et apaisante.

Pour découvrir pleinement toutes les ressources du parc, la Métropole propose jusqu’au 29 septembre un programme de 50 animations gratuites. Découvertes sensorielles pour les tout-petits, balades commentées, contes, concerts, ateliers, visites-spectacles, activités sportives (qi-gong, volley, yoga)… Autant de raisons de venir profiter d’un espace naturel unique dans la métropole.

Informations pratiques :

Deux entrées avenues des Canadiens, dont une face à l’entrée du stade Robert-Diochon à Petit-Quevilly. Huit entrées rue du Madrillet réparties sur les communes de Sotteville-lès-Rouen et Saint-Étienne-du-Rouvray.

Horaires d’ouvertures du parc

- Septembre : 7h30-22h

- Octobre : 8h-20h

- Novembre, décembre, janvier, février : 8h - 18h

- Mars, avril : 8h - 20h

- Mai : 7h30 - 22h

- Juin, juillet, août : 7h30 – 23h

Accès - transports en commun :

- Métro ligne Boulingrin - Technopôle : station Champ-de-courses

- Bus ligne T4 : arrêt Stade Diochon temporairement

Métropole Rouen Normandie

Gaspard Lieb : morale de la chute

1 semaine 3 jours ago

Impossible d’y échapper. Dès qu’on passe le seuil de l’Insa Rouen Normandie, le collage de Gaspard Lieb capte le regard autant qu’il incite à la réflexion. Mais pourquoi la chute d’Icare à l'entrée d'une école d'ingénieurs?

Avec ses 6 mètres de haut et 11 de large, ce collage est le plus grand, réalisé à ce jour dans l’agglomération rouennaise. Une œuvre d’autant plus fascinante qu’elle représente une scène tragique. Non, Dédale ne parviendra pas à sauver son fils Icare.

Sur un cartouche placé dans le hall d’accueil de l’Insa, l’artiste Gaspard Lieb a pris la peine d’associer une légende à son œuvre et de rappeler les origines du mythe qui nous renvoie à une actualité brûlante. “C’est un peu l’histoire d’un délire d’orgueil et d’une ivresse de toute puissance, commente-t-il. Après que Dédale, le génial ingénieur, concepteur du labyrinthe qui emprisonna le minotaure, se retrouve condamné à son tour au sein de ce même labyrinthe, il se met à construire des ailes pour s’enfuir avec son fils Icare”. À ce moment-là, la technique s’avère providentielle. Mais lorsqu’Icare, en dépit des recommandations de son père, commence à se prendre pour un Dieu, la sanction est immédiate.

“En quelque sorte, le fils se tue avec la création de son père, enivré par la toute-puissance que lui accorde la technique”, insiste Gaspard Lieb. Gare à l’orgueil donc qui porte parfois l’homme à croire qu’il peut tout maîtriser. “Les progrès de la science ont amené l’homme à se penser “comme maître et possesseur de la Nature” selon le mot célèbre de Descartes. Mais ce n’est qu’une illusion, un jeu dangereux et déconnecté du réel.” Un message qui s’adresse avec d’autant plus de force aux ingénieurs de demain qui entretiennent les espoirs d’une science bienfaitrice entre les murs de l’Insa.

Enfin, au-delà de l’invitation à méditer sur les risques d’un progrès et d’une technique non maîtrisés, l'œuvre de Gaspard Lieb se donne aussi à voir pour sa beauté. "Un art gratuit, rappelle-t-il. Pour revenir au beau et non pas seulement à ce qui est utile.”

Métropole Rouen Normandie

L'Aître en fête !

1 semaine 6 jours ago

Les 19 et 20 septembre, l'Aître Saint-Maclou à Rouen se dévoile un peu plus avec un week-end d'animations festives.

De nombreuses animations ludiques vous attendent les 19 et 20 septembre à l'Aître Saint-Maclou. Au programme notamment, une visite théâtralisée "Les mystères de l'Aître", une enquête avec le jeu "Mais qui est donc ce chat ?" ou encore des visites guidées pour en savoir davantage sur le crâne à triple face ou le fameux chat momifié. Le plus célèbre ossuaire normand va vous surpendre !

Programme complet

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39 communes de la Métropole Rouen Normandie s’engagent face au fléau du protoxyde d’azote

2 semaines ago

Tandis que le phénomène de consommation détournée du protoxyde d’azote ne cesse de prendre de l’ampleur sur le territoire, 39 communes de la Métropole ont décidé d’agir ensemble et de prendre des mesures de protection, notamment à destination des plus jeunes.

Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Métropole, ne cache pas son inquiétude face au fléau d’usage du protoxyde d’azote qui constitue d’ores et déjà une atteinte à la santé et à la salubrité publique. Une réaction s’imposait. “Nous sommes près de 40 maires de la Métropole à cosigner un courrier au Département de la Seine-Maritime, pour proposer d’impulser une coordination réunissant l’Education Nationale, l’Agence Régionale de Santé et les associations opérant déjà auprès du public jeune consommateur, explique-t-il. J’ai également proposé aux maires des communes de la Métropole de prendre des arrêtés pour en interdire la vente aux mineurs et la consommation sur la voie publique. À ce jour, près d’une quarantaine de communes ont déjà pris ou vont prendre des arrêtés. Pour lutter contre ce phénomène, une réponse collective est nécessaire. »

Informer pour mieux sensibiliser

Une réaction à la mesure du risque sanitaire et qui s’appuie sur un devoir d’information et de sensibilisation des publics concernés. D’usage courant quand il est stocké dans les cartouches pour siphon à chantilly ou les aérosols d’air sec, le protoxyde d’azote devient dangereux dès lors qu’il est utilisé pour ses propriétés euphorisantes. Dans les faits, le phénomène s’étend dangereusement. Les cartouches métalliques contenant le produit sont vendues dans les commerces de proximité ou sur internet, sans conditions ni restrictions particulières. Une fois utilisées, elles se retrouvent dans l’espace public, dans les parcs, sur les trottoirs ou dans les caniveaux.

La Métropole, en partenariat avec 39 maires, le Département, l’Éducation Nationale, l’Agence Régionale de Santé et les associations opérant déjà auprès du public jeune consommateur, mise dorénavant sur stratégie de prévention. A ce jour, aucune loi n’encadre l’utilisation de ces produits alors qu’une encadrement législatif national serait nécessaire.

Liste des maires signataires au 17 septembre 2020 :

  • LANGLOIS Hugo (AMFREVILLE-LA-MI-VOIE)
  • GRELAUD Laurent (BONSECOURS)
  • BOULANGER Mélanie (CANTELEU)
  • BONNATERRE Laurent (CAUDEBEC-LÈS-ELBEUF)
  • MARCHE Frédéric (CLÉON)
  • MERABET Djoudé (ELBEUF)
  • GUILBERT Bruno (FRANQUEVILLE-SAINT-PIERRE)
  • BARON Pascal (FRENEUSE)
  • BREUGNOT Jean-Pierre (GOUY)
  • LESAGE Julie (GRAND-COURONNE)
  • ROUSSEL Jean-Louis (HAUTOT-SUR-SEINE)
  • DELALANDRE Julien (JUMIÈGES)
  • MENG Jacques(LA BOUILLE)
  • JAOUEN Jean-Pierre (LA LONDE)
  • ROULY Nicolas (LE GRAND-QUEVILLY)
  • GOUJON Charlotte (LE PETIT-QUEVILLY)
  • LEMARCHAND Eva (LE MESNIL-SOUS-JUMIÈGES)
  • CALLAIS Patrick (LE TRAIT)
  • COUTEY Guillaume (MALAUNAY)
  • LAMIRAY David (MAROMME)
  • LE GOFF Frédérick (MOULINEAUX)
  • MULOT Myriam (NOTRE-DAME-DE-BONDEVILLE)
  • DUCHESNE Daniel (ORIVAL)
  • BIGOT Joel (PETIT-COURONNE)
  • HUE Benoît (QUÉVREVILLE-LA-POTERIE)
  • SANTO Sylvaine (RONCHEROLLES-SUR-LE-VIVIER)
  • MAYER-ROSSIGNOL Nicolas (ROUEN)
  • JOUENNE Thierry (SAHURS)
  • DEHAIL Maxime (SAINT-AUBIN-CELLOVILLE)
  • ANQUETIN Benoit (SAINT-AUBIN-ÉPINAY)
  • BENDJEBARA-BLAIS Karine (SAINT-AUBIN-LÈS-ELBEUF)
  • DELAUNAY Frédéric (SAINT-JACQUES-SUR-DARNÉTAL)
  • CHAUVIN Thierry (SAINT-MARTIN-DE-BOSCHERVILLE)
  • MERLIN Gilbert (SAINT-MARTIN-DU-VIVIER)
  • MAUGER Jean-Michel (SAINT-PIERRE-DE-VARENGEVILLE)
  • MEZRAR Nadia (SAINT-PIERRE-LÈS-ELBEUF)
  • LAMOTTE Astrid (SAINTE-MARGUERITE-SUR-DUCLAIR)
  • PANE Luce (SOTTEVILLE-LES-ROUEN)
  • DELAPORTE Pascal (VAL-DE-LA-HAYE

 

Métropole Rouen Normandie

Journées du Patrimoine : visitez, découvrez !

2 semaines 3 jours ago

Samedi 19 et dimanche 20 septembre, profitez des animations gratuites, sur le territoire de la Métropole, lors des Journées Européennes du Patrimoine.

Arpentez le territoire sous un angle inédit, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les samedi 19 et dimanche 20 septembre, sur la thématique "Éducation et patrimoine : apprendre pour la vie". Préparez-vous un programme sur-mesure : visites commentées, rallye patrimonial, conférences, chasse aux trésors, jeux d'enquêtes... Et si vous profitiez également des Journées du Matrimoine du 17 au 20 septembre ? Les femmes du passé et la transmission de leurs oeuvres sont mises à l'honneur lors de spectacles, projections, expositions ou lectures musicales.

Consultez le programme

Métropole Rouen Normandie

Quartier d'été 2020 : créer du lien pour l'avenir

2 semaines 6 jours ago

En juillet et en août, dans le cadre de ses compétences en matière de prévention spécialisée, la Métropole Rouen Normandie a accompagné six associations pour leur permettre de renforcer leurs missions éducatives auprès des jeunes des quartiers prioritaires.

La crise sanitaire du Covid n’aura épargné personne depuis février 2020. Dans les quartiers prioritaires plus qu’ailleurs, les obstacles rencontrés par les familles et les jeunes pour maintenir le lien social avec les associations, les éducateurs et les établissements scolaires se sont souvent ajoutées aux difficultés économiques. Beaucoup ont dû aussi se résoudre à ne pas prendre de vacances alors que le confinement les avait déjà cantonnés dans les limites étroites de leurs logements et de leurs quartiers. Un sentiment d’isolement qui impliquait une réponse adaptée.

C’est dans ce contexte que la Métropole, au titre de ses compétences en matière de prévention spécialisée et en partenariat avec six associations intervenant sur douze communes, a répondu à l’appel à projets “Quartiers d’été 2020” lancé par le gouvernement. Concrètement, il s’agissait de maintenir le lien avec des jeunes qui se retrouvaient désœuvrés voire désorientés.

La subvention de 62 750€ perçue par la Métropole a été ensuite réparties entre l’Association foyer de prévention et d’animation(AFPAC) à Canteleu, l’Association prévention Est de Rouen (APER) à Darnétal, l’Association de prévention pour la région elbeuvienne (APRE) à Caudebec-lès-Elbeuf, Cléon, Elbeuf-sur-Seine, Oissel-sur-Seine et Saint-Pierre-lès-Elbeuf, l’Association rouennaise d’éducation de la jeunesse (AREJ) à Rouen ; l’Association stéphanaise de prévention individualisée et collective (ASPIC) à Saint-Etienne-du-Rouvray et le Comité d’action et de promotion sociale (CAPS) à Grand-Couronne, Petit-Quevilly et Sotteville-lès-Rouen.

Souvenirs de vacances

Ce renfort de moyens a notamment permis de financer dix postes d’éducateurs en juillet et en août derniers et de renforcer la mission éducative des associations présentes sur le terrain. Pour proposer des sorties hors du quartier, organiser des médiations au sein de la cellule familiale, prévenir le décrochage scolaire, rechercher des formations dans la perspective de la rentrée scolaire, les équipes de l’APRE se sont retrouvées sur tous les fronts. Toujours avec le souci d’apaiser les tensions et d’apporter des réponses concrètes, au plus près des besoins et des attentes des familles et des jeunes.

De son côté, Max Pichon directeur de l’AREJ dresse aussi un bilan positif des actions engagées tout en s’imposant “un devoir d’humilité”. Dans les faits, durant les deux mois d’été, les éducatrices et les éducateurs de l’AREJ auront œuvré auprès de 380 jeunes, âgés de 10 à 25 ans, et de 76 parents. “Nous voulions faire avant tout de la socialisation et puis permettre à chacun d’avoir des souvenirs de vacances, pour repartir sur de bonnes bases. Couper les enfants de leur milieu pendant quelques heures.” Un travail de rue, y compris en soirée et le week-end, et “toujours sur le principe de la libre adhésion”.

À la fin, l’ambition pour Max Pichon et l’ensemble des équipes impliquées est que ce “capital de vie” partagé soit entretenu et enrichi durant les mois et les années à venir de sorte que les liens ne soient jamais rompus avec les jeunes et les familles.

Métropole Rouen Normandie

Nicolas Mayer-Rossignol : une nouvelle énergie pour la Métropole

3 semaines ago

Nicolas Mayer-Rossignol a été élu Président de la Métropole le 15 juillet. Il succède à Yvon Robert. Rencontre

Quelles sont vos origines familiales ?

Du côté de ma mère (‘Mayer’, nom d’origine alsacienne) la famille est pied-noir, de Constantine en Algérie. Pour ma part je suis né à Bordeaux, il y a 43 ans. J’ai vécu mes premières années à Bamako, au Mali.

Puis ma mère est rentrée en France et nous a élevés seule avec mon petit frère Clément.

Et votre parcours ?

Je dois beaucoup à l’école de la République : grâce à une bourse, j’ai eu la chance de pouvoir faire des études scientifiques à l’école Normale Supérieure rue d’Ulm, puis à l’Université de Stanford en Californie et à l’école des Mines de Paris. J’en ai gardé le goût du travail, de l’ouverture d’esprit, de l’innovation, et un profond respect pour celles et ceux qui se battent pour l’Education, l’Enseignement, la Recherche.

J’étais aussi militant d’ATTAC, pour l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle mondiale. Combat toujours d’actualité.

Votre vie professionnelle est variée ?

La politique ne doit surtout pas être un métier. C’est d’abord un engagement, une passion. Pas une carrière. Pour bien "faire" de la politique, il faut en être véritablement indépendant et avoir une réelle expérience professionnelle. J’ai travaillé dans une usine de chaussures pour enfants en France, une entreprise de bio-informatique en Allemagne, un laboratoire de recherche aux états-Unis, dans l’administration française et européenne, à Paris et à Bruxelles. Avoir une double expérience privé/public est utile pour mieux comprendre le quotidien de nos concitoyens.

L’Europe m’a toujours passionné. Partisan d’une autre Europe, plus solidaire, plus démocratique, je voulais comprendre son fonctionnement de l’intérieur. J’ai ainsi passé cinq années à la Commission européenne, où je travaillais dans le secteur des médicaments et des biotechnologies. C’était au moment de l’arrivée des pays de l’Est, en 2004, du débat sur le Traité constitutionnel européen en 2005. Une expérience extraordinaire. Notre première fille est née à Bruxelles.

Comment se crée le lien avec la Métropole Rouen Normandie ?

En 2008, j’ai rejoint Laurent Fabius en Seine-Maritime pour contribuer à créer la Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA) qui allait devenir la Métropole Rouen Normandie. A l’époque, elle faisait débat. Rares sont ceux qui en contestent aujourd’hui la pertinence, même si des points restent à améliorer (proximité et gouvernance collective notamment). J’ai aussi contribué à la naissance du Festival Normandie Impressionniste.

Je suis un homme de gauche, socialiste. Je pense profondément que le monde tel qu’il va (ou ne va pas…) n’est pas soutenable, ni au plan écologique, ni au plan social. Je me bats, à mon modeste niveau, pour plus de justice et moins d’inégalités.

De 2013 à 2015, Président de la Région Haute-Normandie, j'animais une majorité politique rassemblant plusieurs forces de gauche, mais aussi des personnalités progressistes de la société civile. Sous notre mandat, la Haute-Normandie était d’après la Cour des comptes l’une des régions les mieux gérées de France. J’ai travaillé avec des élus de tous bords, de tous les territoires.

On peut avoir ses convictions personnelles et se rassembler, sans sectarisme, pour porter l’intérêt général autour d’objectifs communs. C’est le fil conducteur de mon engagement public.

Vous vivez ensuite une nouvelle expérience dans le privé ?

Après les élections régionales de fin 2015, j’ai recherché une activité professionnelle. Comme beaucoup de Français j’ai cherché du boulot, passé des entretiens d’embauche. De 2016 à 2020 j’ai été salarié du groupe Nutriset, PME normande familiale indépendante qui depuis 35 ans se bat contre la faim dans le monde. Nutriset c’est passionnant, c’est utile, c’est normand ! J’ai aussi été (modeste) bénévole aux Restos du Cœur de Rouen, avec lesquels j’ai régulièrement fait des maraudes à la rencontre des personnes sans domicile fixe.

Bien entendu, depuis mon élection comme Maire de Rouen et Président de la Métropole j’ai cessé toute activité professionnelle.

Côté sport et culture, qu’est-ce qui vous fait vibrer ?

J’ai toujours pratiqué de nombreux sports de balle ou de ballon : le tennis et le foot en compétition, basket, volley… Et la course à pied pour m’entretenir. Mon épouse est native de Castres, nous sommes des mordus de rugby !

Côté culture, je suis curieux de tout et éclectique. Avec une passion avouée pour la musique sous toutes ses formes. Quand j’ai un peu de temps je pratique encore la guitare jazz, pop, rock, hard-rock, manouche, classique.

Comment vous préparez-vous à la crise sanitaire ?

La crise sanitaire n’est malheureusement pas derrière nous. Le rôle des élus locaux est d’anticiper et de prévoir – même le pire.

C’est une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité la création d’une vice-présidence de la Métropole pour la santé, la sécurité sanitaire et industrielle, que j’ai confiée à Charlotte Goujon.

Concrètement, nous avons dès notre élection mis en place un stock stratégique local de masques. À notre demande le Préfet a pris des arrêtés d'obligation du port du masque dans certains secteurs. Cette décision n'est peut-être pas toujours populaire, mais nous l'assumons. Nous devons tout faire pour éviter un reconfinement, qui serait un cauchemar. Mieux vaut agir fort, simple et tôt, que trop tard, trop petit, trop compliqué. Oui, porter un masque peut être pénible. Mais mieux vaut être masqué que reconfiné. Nous avons aussi pris des mesures fortes pour soutenir l’économie, le commerce, l’emploi local. Nous devons également renforcer la formation de la population, avec l’appui des entreprises et des établissements publics, aux gestes qui sauvent et qui protègent.

Enfin nous allons poursuivre et amplifier notre politique métropolitaine de soutien au développement de maisons de santé pour lutter contre la désertification médicale, ainsi qu’aux établissements de santé (CHU, CHI…) et au campus Santé Martainville.

La gratuité des transports en commun le samedi fait partie de vos premières décisions...

C’était un de nos engagements de campagne. à partir du samedi 5 septembre, la totalité des transports en commun gérés par la Métropole (réseau Astuce) sera en accès gratuit tous les samedis. C’est bon pour lutter contre les émissions de CO2, les embouteillages. Le samedi, c’est bon aussi pour le commerce ! Il s’agit d’une expérimentation qui durera un an. Nous ferons le bilan pour déterminer si la gratuité peut être étendue ou non. Nous allons aussi travailler sur la tarification solidaire, l’amélioration de Filor, de la liaison Rouen-Elbeuf, des dessertes transverses des plateaux, le développement massif des pistes cyclables et des services vélos…  Il y a du travail !

Dès le début de votre mandat, vous avez décidé un moratoire sur le projet d’urbanisation d’une partie de la Forêt du Madrillet ?

On ne peut pas dire d’un côté, « il faut se battre contre le réchauffement climatique, lutter contre l’artificialisation des sols », et de l’autre côté mener les mêmes politiques foncières qu’il y a trente ans. A l’issue d’entretiens avec les associations environnementales, en plein accord avec les maires des communes concernées (Petit-Couronne et Saint-étienne-du-Rouvray), nous avons décidé un moratoire sur le projet d’extension de la ZAC du Madrillet à l’ouest des équipements existants. Cette forêt c’est un poumon vert, une respiration pour tant de nos concitoyens ! Il fallait la protéger.

Quels sont les avantages pour le territoire et les habitants que le Maire de Rouen soit également Président de la Métropole ?

Il faut dire la vérité : entre la Ville et la Métropole la plupart de nos concitoyens sont perdus, ils ne savent pas "qui fait quoi" ! Dans la plupart des grandes villes de France, le Maire est aussi Président de son agglomération. Pourquoi ? Parce que c’est plus simple, plus clair, plus efficace. C’est justement ce dont nous avons besoin ici : de simplicité, de clarté, d’efficacité. Avoir les deux leviers nous permettra d’agir plus simplement, plus directement et plus fortement au service de l’intérêt général, quel que soit le moyen administratif (communal ou métropolitain).

Bien sûr, c’est un travail d’équipe ! Avec tous les élus métropolitains et en particulier les vice-présidents, les membres du Bureau et les élus de la majorité métropolitaine, nous représentons tous les territoires de la Métropole. Dans leur diversité. Avec leurs atouts, leurs contraintes, leurs attentes. Comme je l’ai fait lorsque j’étais Président de Région, j’aurai la même écoute et la même attention pour toutes les communes – quelles que soient leur taille, leurs spécificités et pour tous les élus municipaux – quelle que soit leur sensibilité.

Le mode de désignation du conseil métropolitain et du Président de la Métropole doit-il changer ?

Avec près d'un milliard d'euros, le budget de notre Métropole est aujourd’hui le second budget public de toute la Normandie, après celui du Conseil Régional. De nombreuses compétences, et pas des moindres (voirie, déchets, transports, environnement, tourisme…), ont été transférées à la Métropole. C’est dire l’importance du fait métropolitain. Je trouverais donc logique et plus démocratique que son Président et son équipe soient élus au suffrage universel direct. Mais seule une loi peut changer cela.

Un lieu emblématique du territoire ?

L’ancien site de Pétroplus, de l’ex-raffinerie Shell. Elle ferme en 2013. 250 hectares pollués, un territoire meurtri dans son cœur. Nous nous sommes battus pour le revitaliser. Aujourd’hui le site, devenu Pôle d’innovation des Couronnes, accueille le siège de Valgo, leader européen de la dépollution des friches, ainsi que de multiples entreprises spécialisées dans l’écoconstruction, la dépollution, l’économie circulaire.

Des centaines d’emplois durables sont créés. Là réside une des clés de notre avenir : dépolluer nos friches, construire un nouveau modèle économique, non pas contre mais avec nos entreprises. C’est une source de valeur ajoutée, d’emploi, d’attractivité et de rayonnement.

Quel avenir pour le Panorama XXL ?

Je souhaite y mettre un terme. L’expérience, même si elle est intéressante à plusieurs égards, ne me paraît pas globalement concluante.

Vous avez rapidement mis l’accent sur Rouen Capitale européenne de la culture 2028 ?

C’est un projet stratégique pour toute notre Métropole. Il doit être construit d’abord par les artistes eux-mêmes, avec l’appui de toutes les forces vives : entreprises, associations, citoyens, pouvoirs publics. Le dépôt de notre candidature doit être réalisé en 2022, cela arrive très vite ! J’aurai l’occasion d’en reparler très bientôt.

Il y a presque un an, la Métropole était traversée par l’épais nuage de fumée de l’incendie de Lubrizol. Quels enseignements tirez-vous de cette catastrophe ?

Le 26 septembre 2019 a été un choc. Si l’action des pompiers, des services publics et des salariés du site pour éteindre l’incendie est à saluer, la gestion de l’accident, en particulier la communication et l’information aux habitants, a révélé de nombreuses défaillances. Plus jamais ça !

Que faire ? D’abord éviter deux démagogies : faire l’autruche comme s’il ne s’était rien passé, et risquer de nouveaux accidents ; ou faire croire qu’en fermant ou en éloignant des Lubrizol, tout serait réglé. Ce n’est pas vrai. Il y a de nombreux autres sites industriels "Seveso seuil haut" dans notre agglomération. Il faut une approche globale et concrète. Nous proposons un chemin exigeant, précis, responsable.

Nous défendrons les victimes de l’accident et relaierons leurs attentes. Nous agirons fermement pour obtenir la vérité sur ce qui s’est réellement passé. Nous demanderons à l’État le suivi sanitaire de la population dans la durée, pour détecter les éventuelles conséquences de long terme sur la santé des habitants.

Nous ne transigerons jamais sur la sécurité. Nous demanderons un audit sur l’ensemble des sites Seveso : quelles nouvelles mesures ont été prises pour garantir la sécurité ? Comment le risque lié aux intrusions est-il géré ? Les Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) seront réévalués. La Métropole dégagera des moyens pour mieux mesurer la qualité de l’air, en lien avec les laboratoires et les associations.

Quelles mesures prendre pour que les citoyens soient mieux informés et associés aux décisions ?

J’ai d’ores et déjà demandé au Préfet et au Gouvernement que l’État mette très rapidement en place des systèmes d’alerte dignes de notre siècle – pas des sirènes de la Seconde Guerre mondiale ! Des exercices pour former tous les habitants au risque industriel, pas seulement dans les écoles, devront être conduits. Les citoyens doivent être bien mieux informés et associés aux choix politiques : panels citoyens, portes ouvertes des sites industriels, expertises indépendantes...

Quant au quartier Flaubert, il sera repensé avec les citoyens concernés pour y intégrer, notamment, une forêt urbaine, véritable "écran végétal", dans le secteur le plus proche des usines.

Il faut aussi préparer l’avenir : notre tissu économique doit se transformer. Plutôt que de subir, anticipons. Nous mettrons en œuvre un véritable plan de transition en accélérant la dépollution des friches, en accompagnant la reconversion des sites, en favorisant l’implantation d’activités écologiquement vertueuses et pourvoyeuses de valeur ajoutée et d’emplois.

A plus long terme, quelle est votre vision pour que notre territoire reparte de l’avant ?

Crise sanitaire, écologique, économique, sociale, démocratique… Oui, la situation est très difficile. Mais nous avons tous les atouts pour rebondir ! Avec l’incendie, l’image de notre territoire a été abîmée. Face à cette crise, ma vision est claire : "faisons du judo" : transformons cette faiblesse en opportunité. Devenons la référence en matière de dépollution des sols. D’amélioration de la qualité de l’air. De transition énergétique. De logistique durable. De valorisation des ressources. D’utilisation du fleuve et du rail. En un mot, devenons les champions de l’ère post-carbone. Faisons de la Métropole une éco-Métropole. Une Capitale de la Transition social-écologique. Pas dans les mots. Dans les actes.

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Le commerce à la fête

3 semaines 2 jours ago

À partir du mercredi 9 septembre, la fête du commerce anime la ville de Rouen, avec des rendez-vous festifs, de bonnes affaires et des chèques-cadeaux à gagner.

La Fête du commerce à Rouen est le moment d'aller voir vos commerçants du 9 septembre au 31 octobre. Au programme notamment : un grand jeu qui permet de remporter des chèques-cadeaux à utiliser chez les commerçants et artisans rouennais. Il suffit de remplir un bulletin chez les commerçants participants et de le déposer dans l'urne. Un tirage au sort récompensera mille chanceux avec des chèques cadeaux de 40€. Autres nouveautés : les concerts-apéro (11 et 18 septembre), la course des garçons de café (13 septembre), la grande braderie (18 au 20 septembre), le Quai des livres (20 septembre), la Fête des Normands (26 septembre), la Fête du ventre et de la gastronomie (17 et 18 octobre) et un Escape game dans les rues (18 et 24 octobre)...

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Cinq jeunes héros

3 semaines 3 jours ago

Ils ont sauvé un homme qui avait coincé sa voiture à un passage à niveau, juste parce que c’était ce qu’il fallait faire.

RTL, BFM, RMC, Paris-Normandie... Ils n’avaient pas imaginé autant intéresser les médias. Ousman Sy, Georges-Blaise et Rudy Benakou, Yassir El Hamzaoui et Graziello Bilongo n’ont pas hésité lorsqu’ils ont vu la voiture d’un octogénaire coincée sur la voie ferrée qui relie Le Havre à Paris, à Notre-Dame de Bondeville le 19 juillet dernier. Un train est passé quelques minutes plus tôt, un autre suivra forcément. Il faut faire vite. Ils appellent le service SOS de la SNCF avec le téléphone de secours qui se trouve au passage à niveau pour que la circulation soit stoppée puis la police, les pompiers et essaient de convaincre l’automobiliste de sortir, mais il ne veut pas abandonner son véhicule. Impossible de débloquer la voiture dont les roues sont coincées par les rails. D’autres jeunes du quartier se joignent à eux pour dégager le 4x4 Touran des voies. C’est au cours de la manœuvre qu’Ousman Sy se blesse.

C’était environ 1 400 kg à bouger !

Le sang-froid et la détermination des cinq jeunes a sans doute permis d’éviter une catastrophe. La mairie de Notre-Dame de Bondeville a déjà annoncé qu’elle rendrait hommage aux héros, des jeunes qu’elle suit depuis des années, et qui font aujourd’hui la fierté de leur quartier, de leur ville, et de la Métropole. Ces cinq jeunes du quartier Jean-Moulin, quartier prioritaire de la ville, n’en reviennent pas : on parle même d’eux de l’autre côté de la Méditerranée.! Une société de sécurité s’est engagée à leur offrir une formation Sauveteur Secouriste du Travail.

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Mise à jour - Port du masque obligatoire dans 44 communes de la Métropole

3 semaines 6 jours ago

Mise à jour, du 4 septembre 2020 - Le Préfet de Seine-Maritime a pris la décision de rendre le port du masque obligatoire dans 44 communes de la Métropole Rouen Normandie.

44 communes sont concernées, après une accélération significative de la circulation de la Covid-19 ces derniers jours dans la métropole rouennaise. La mesure s'applique entre 7 h et 2 h du matin pour toutes les personnes de plus de 11 ans. L'arrêté du 1er septembre obligeant au port du masque dans les 71 communes de la Métropole est abrogé.

Liste des communes concernées par l'obligation du port du masque :

Les bois, forêts, et prairies des territoires de ces communes ne sont pas concernées par l'obligation du port du masque.

Les communes où le port du masque est obligatoire.

Les utilisateurs de deux-roues et les coureurs à pieds sont dorénavant exemptés du port du masque. Néanmoins, les cyclistes et coureurs devront disposer d'un masque sur eux et s’en équiper dès qu’ils seront arrêtés.

La mesure ne s'applique pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation.

Dans une communiqué, la Préfecture annonce que "les contrôles sur la voie publique et dans les établissements recevant du public vont être renforcés, les contrevenants s’exposant à une amende forfaitaire de 135 €, et, en cas de récidive dans les 15 jours, à une amende de 1 500 euros."

L’ARS renforce également ses actions de promotion des gestes barrières auprès de la population, et notamment des 20-30 ans (intensification de la campagne lancée sur les réseaux sociaux dès cette semaine, dépistages sur les campus, …).

Par ailleurs, les protocoles sanitaires relatifs à diverses activités (gymnases, piscines, culture…) demeurent de pleine application. Il en est de même, dans le monde de l’entreprise.

L’ARS et la préfecture de la Seine-Maritime encouragent la population à participer aux opérations de dépistage gratuit et sans ordonnance proposées sur tout le territoire. Aujourd’hui, 33 sites de dépistages sont déployés sur l’agglomération rouennaise (28 laboratoires et 5 sites mobiles sans rendez-vous). D’autres campagnes de dépistage seront programmées à partir de la semaine prochaine dans les communes suivantes : Elbeuf, Duclair, Canteleu, Darnétal, Oissel et Sotteville Les Rouen.

La liste des sites de dépistage est régulièrement mise à jour sur le site web de l'ARS.

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1 heure 37 minutes ago
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